9 juillet 2010
Tribune Bourgogne Notre Région n°19
«Commune, communauté d’agglomération, Département, Région : qui fait quoi et qui paye quoi ?». Les écologistes ont accueilli avec satisfaction le principe d’une reforme territoriale qui simplifierait l’organisation du « millefeuille » territorial, pour le rendre plus efficace et plus démocratique.
Mais le projet de Loi tel qu’il est prôné par le gouvernement ne simplifie rien et sème la confusion. Tous les échelons sont conservés, et un étage supplémentaire a même été ajouté à la fusée : la Métropole, sans que ces compétences soient définies clairement.
La Région qui est reconnue comme le niveau le plus pertinent pour mettre en œuvre des politiques économiques, sociales et d’emploi se verrait, quant à elle, privée de ses marges de manœuvre.
Le mode de scrutin proposé, où les nouveaux conseillers territoriaux seraient élus au niveau du canton avec un vote sur une tête d’affiche et non sur des listes à la proportionnelle, est l’un des plus injustes et des moins favorables au respect de la parité homme/femme. C’est l’un des moins susceptibles de permettre l’expression des petits partis, quels qu’ils soient… Qui plus est, il instituerait le cumul des mandats puisque chaque conseiller siègerait à la fois au Conseil général et au Conseil régional.
Les citoyens que nous, écologistes, voulions rapprocher des collectivités et des politiques publiques n’en seront de fait que plus éloignés. C’est un grave recul de la démocratie et un retour au centralisme d’un autre temps.
Philippe Hervieu,
président du groupe Europe Ecologie Bourgogne
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6 juillet 2010
Ils agacent parce qu’ils posent les bonnes questions !
Lors de la session du Conseil régional du 14 juin, les élus Europe Ecologie ont porté le débat de façon dynamique avec, notamment, le voeu qu’ils ont déposé sur la flottille de la paix pour Gaza. Cela a permis de sortir des positionnements caricaturaux pour enfin aborder la question de l’application du droit international pour TOUS les pays. Le voeu proposé par les élus Europe Ecologie a été adopté avec, entre autres, 5 voix issues des rangs du PS. Manifestement, c’est insupportable pour certains avec la réaction via « la petite phrase » dans l’édition du BP du dimanche suivant. Emilie Mallet et Philippe Hervieu ont souhaité apporté leur éclairage.
Dans son édition du 20 juin 2010, le quotidien le Bien Public a retranscrit les propos d’un conseiller régional portés à notre encontre, suite à la session plénière du Conseil Régional du 14 juin. Cet/te élu/e n’a pas voulu/e être cité/e dans l’article pour ne pas avoir à assumer publiquement la responsabilité de ses allégations. Une nouvelle fois, depuis la fin des élections régionales, les têtes de liste Europe Ecologie-Côte d’Or font l’objet d’attaques calomnieuses. Il faut constater que toutes proviennent de personnalités du PS. Or, les élus Verts et écologistes tentent de travailler, jusqu’à présent, avec leurs partenaires issus du PS de façon intelligente dans plusieurs collectivités locales en Bourgogne. Par respect pour les électeurs et pour le projet que nous portions pour la Bourgogne, les écologistes ont fait le choix de renforcer, au second tour, la liste de rassemblement de la gauche et des écologistes. Nous avons clairement fait le choix d’être présents et actifs dans les politiques régionales, dépassant les rancœurs causées par un accord politique d’entre deux tours à minima. Nous constatons que les personne qui s’attachent à nous décrédibiliser n’ont pas cette maturité. Ces procédés contribuent à salir l’image de leur parti, en quête d’un nouveau souffle. Nos concitoyens attendent forcément mieux que cette « politique » poubelle relayée par la « petite phrase du dimanche » de l’unique quotidien départemental.
Emilie Mallet
Philippe Hervieu
Europe Ecologie/Les Verts 21
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5 juillet 2010
Issu d’une longue concertation avec les associations écologistes, les lois dites du Grenelle de l’environnement étaient censées placer la préoccupation environnementale au coeur des politiques publiques.
Deux ans plus tard, la montagne a accouché d’une souris. Les mesures anti-écologiques n’ont pas cessé. Quant aux mesures issues de la loi, elles ne sont pas à la hauteur. Pire encore, dans certains domaines, le Grenelle constitue un véritable recul.
C’est le Grenelle de l’abandon : taxe carbone avortée, étiquetage carbone repoussé aux calendes grecques, taxe poids lourds oubliée…
C’est le Grenelle de la trahison : développement éolien empêché, pesticides qui demeurent autorisés et plus difficiles à interdire…
C’est le Grenelle du reniement : facilitation des installations porcines industrielles, dispense d’enquête publique pour augmenter les prélèvements d’eau et les rejets radioactifs ou chimiques dans l’environnement, autorisation de l’utilisation de déchets faiblement radioactifs pour des produits d’usage courant, projets routiers tous azimuts…
Après avoir suscité un grand espoir, mobilisé toutes les familles politiques, réuni les associations environnementales, le Grenelle de l’environnement sonne comme une claque. Le bilan environnemental de trois ans de pouvoir sarkozien est désastreux. Plus que jamais, on constate que pour Nicolas Sarkozy et l’UMP, l’environnement, « ça commence à suffire ».
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